Mes meilleurs voeux pour cette année 2022 !

Saluons les bonnes performances des indices US et Européen cette année 2021 quelque peu perturbée par les aléas sanitaires.

Notez également les performances des marchés asiatiques (Japon et Chine) qui sous performent mais pour des raisons propres à chaque pays.

Nos choix d’investissements sont en ligne avec les événements actuels, les recommandations préconisées en juillet dernier restent de mise et sont également confirmés par les chiffres de l’inflation.

L’inflation mot qui est sous tous les masques FFP2 depuis quelques mois.. durable, passagère énergétique, chacun y va de son qualificatif.

Dans tous, les cas nos portefeuilles sont construits pour avancer sereinement.

Performance des actifs

Table by Visualizer

Pour rappel les préconisations sur 2021 étaient :

  • Obligations haut rendement à duration très courte (2022 / 2024) ces fonds génèrent un taux à maturité entre 4 et 5%, cela couvre l’inflation qui grimpe.
    Sur les 12 mois de l’année 2021, l’inflation moyenne est de 1.6%.
  • Le fonds Tikehau 2022 va bientôt arriver à terme, il devrait être automatiquement échangé avec le fonds Tikehau 2027. Il faudra rester vigilant et ne pas hésiter à arbitrer, 2027 nous parait loin le taux actuariel du fonds étant actuellement de  : 4.9% à maturité. Pas énorme pour couvrir une potentielle hausse de taux.
  • Actions entreprises à fort fondamentaux et fort « pricing power », une rotation sectorielle est en cours entre les valeurs technologiques et les valeurs de fonds de portefeuilles générant des revenus stables avec une base de bilan solide.
    A priviégier les ETF et fonds :
    • iShares Edge MSCI World Minimum Volatility
    • UBS (Lux) Equity SICAV – Global High Dividend (USD) P-acc
    • iShares Edge MSCI World Momentum Factor
      UCITS ETF USD Acc
  • Le secteur des loisirs et des voyages, toujours impacté par les différentes vagues Covid, le secteur des loisirs et des voyages reste un secteur à privilégier en passant à l’achat.
    • Exemple ETF : Lyxor STOXX Europe 600 Travel & Leisure
      UCITS ETF – Acc*
      -14.87% sur 2020
      + 3.70% sur 2021
    • Actions croisièristes, hotelliers, parc à thèmes etc..
  • Sur pondérer le marché Japonais
    • Ishares MSCI Japan Value

Un oeil sur 2022 ?

Vous trouverez de nombreux commentateurs, analystes, journalistes se risquant à écrire des papiers sur les meilleurs investissements de l’année à venir et pronostiquer le cours du CAC40 à la fin de l’année. A ma connaissance aucun n’avait prévu le Covid en 2020 !

A priori inutile de se risquer à pronostiquer les tendances de l’année à venir. Nous pouvons néanmoins nous baser sur les faits actuels pour en tirer « quelques » conclusions.

Les banques centrales sont sous pression, il leur faut contrôler une inflation qui semble persister sans être trop sévères dans leurs remontées des taux pour ne pas donner un coup d’arrêt à la reprise. Sachant que comme d’habitude les blocs US / Europe / Asie ne sont pas au même stade du cycle économique.

Beaucoup de sociétés vont vouloir profiter de cette période de crise de l’offre, et de ce goulot d’étranglement dû au Covid pour augmenter les prix et générer de (trop) bonnes marges (délais rallongés sur les commandes de matériaux, prix qui flambent dans les transports logistiques etc…).
La question qui rendrait l’inflation plus durable est : est ce que / quand ces hausses se répercuteront sur les salaires?

Si les hausses de salaire se confirment les prix resteront hauts de manière durable. Mais cela ne veut pas dire que les prix continueront à augmenter. L’on pourrait alors juste parler « d’ajustement » à ce fameux monde d’après. Seul hic, tout une partie de la population ne verra pas ses revenus et actifs s’adapter à cette hausse des prix (retraités, fonctionnaires, rentiers, salariés sans augmentation, locataires)
Il y aura donc potentiellement perte du pouvoir d’achat.
Les épargnants qui comptent sur leur épargne pour vivre sont dans ce cas, un portefeuille mal investi en ce moment vous fait réellement subir des pertes. Une inflation moyenne à 1.6% et un taux de rendement du livret A à 0.5% vous fait réellement perdre 1.1% par an.

Il semble que nous soyons plus proches de la fin que du début concernant le cycle de baisse des taux..une hausse des taux est presque inéluctable, nous sommes à l’aube d’un changement de braquet au niveau de l’économie mondiale. Quant à savoir si ce sera dans 2 / 6 / 12 ou 24 mois, c’est une autre histoire.

Dans le cadre de ce changement de sens du cycle économique, il faut être très vigilant sur les obligations. En effet de manière mécanique, le prix d’une obligation baisse en cas de hausse des taux afin de conserver un taux de rendement à maturité supérieur au taux sans risque des banques centrales.
Donc potentiellement une baisse des prix des actifs obligataires existants.
Des obligations nouvellement émises avec un taux supérieur aux précédentes, ce qui veut dire une charge de paiement d’intérêts supérieure pour la société qui émet. Et si cette société est un Etat qui avait l’habitude d’émettre beaucoup de dettes à taux négatif (suivez mon regard.), cela peut lourdement changer la donne.

Obligations indexées à l’inflation : A priori ce n’est pas non plus la panacée, vu les taux très bas, en étudiant un peu leur mécanisme on se rend compte que les obligations indexées à l’inflation ne sont pas si lisibles que cela en cas de hausse des taux (dépends de quel est l’indice utilisé pour l’inflation, etc..). C’est tout de même toujours mieux que des obligations classiques. Obligations convertibles également, bien qu’alors liées directement aux marchés actions.

Concernant le marché action :

Le marché actions dans son ensemble ne va pas aimer une hausse potentielle des taux, les entreprises de croissance / private equity utilisant le crédit comme effet de levier de manière massive vont voir leurs charges d’intérêts augmenter en cas de hausse des taux. Un projet rentable avec un taux de crédit de 0% peut être déficitaire avec un crédit à 2%…

Cependant, nous sommes toujours dans l’ère TINA (There is no alternative.) il faudra composer avec plus de volatilité à l’avenir, la belle hausse continuelle que nous connaissons depuis quelques années peut prendre du plomb dans l’aile. Gardez à l’esprit qu’un portefeuille action se regarde sur une longue période de temps (8 ans?) et que plus les actifs sont élevés plus il y a un risque de retour à la moyenne.

Voyez cela comme une bonne nouvelle! Des affaires vont peut-être arriver !

Private equity

« Investissez dans l’économie réelle »…classe d’actif à la mode, attention aux modes, cette classe d’actif jouit des taux bas pour acquérir des sociétés à crédit qui ne sont pas cotés et générer de la plus-value à la revente.

Attention au comparatif hâtif entre private equity et indice classique coté. Il est difficile de trouver un mode de calcul fiable afin de pouvoir comparer les deux, bien sûr les comparatifs font la part belle au private equity. Les fonds de private equity investissent souvent dans des entreprises de taille petite ou moyenne avec des durées de blocage entre 5 et 8 ans. Considérez donc un indice de petites valeurs et également la surprime de performance donnée liée à la période de blocage.(Un investissement bloqué pendant x années doit donner plus de rendement qu’un investissement que vous pouvez vendre du jour au lendemain..sinon il n’y a pas d’intérêt à bloquer de l’argent..). Or, cette surprime n’a rien de mirobolant et ne paye pas toujours ce blocage.

Sur le volet social, politique et fiscal :

Année d’élection présidentielle cette année en France. Cela ne va pas changer la face du monde concernant nos investissements mondiaux (US, Asie..) , mais peut impacter les résidents français vis-à-vis de la politique sociale et fiscale.

Dérivée des hausses des prix (inflation ?) le gouvernement a envoyé un signal en décembre en débloquant « une prime inflation » pour les bas salaires, liée en grande partie à la hausse des prix de l’énergie. Que va-t-il faire une fois que l’inflation va toucher tous les prix ? Dont notamment les loyers ?

  • Si vous êtes bailleur, préparez-vous à envoyer des demandes d’augmentations de loyers suite à la hausse très probable de l’IRL au 4ème trimestre 2021 et à venir.
  • Si vous êtes bailleur à crédit, préparez-vous à augmenter vos loyers tout en gardant la mensualité de votre crédit fixe, cash flow positif en vue.
  • Si vous êtes retraité ou fonctionnaire préparez vous à subir une baisse de votre pouvoir d’achat, du moins de façon temporaire le temps de l’ajustement.
  • Si vous êtes un état qui a aidé beaucoup de monde en 2020 et 2021, préparez vous à lever des impôts à la sortie de la crise Covid pour renflouer les caisses..des impôts sur ceux qui détiennent des actifs qui ont pris plus de valeur (au hasard) ?

Les gilets jaunes 2.0 vont ils remplacer la covid en 2022 ?

Immobilier :

Au niveau de l’augmentation globale de la valeur des actifs depuis quelques années (immobilier, portefeuille titres, bouteilles de vin, voitures anciennes, art, etc..) il y a de ce côté un écart flagrant qui se creuse entre ceux qui ont vu leurs actifs augmenter, et ceux qui ne peuvent plus accéder à ces actifs, car trop chers.

Paris +220% sur 20ans  (Voici le classement des 50 grandes villes où les prix immobiliers ont le plus progressé en 20 ans (bfmtv.com)

C’est notamment le cas pour l’immobilier qui est symptomatique, à la rigueur que l’on ne puisse plus acheter des bouteilles de vin hors de prix, ou des actions Apple, cela n’émeut pas grand monde.

Dans le cas de l’immobilier, c’est plus marquant, au vu des nouvelles règles du HCSF qui durcit l’accès au crédit, c’est la double peine pour toute une partie de la population qui ne peut plus acheter de résidences principales, voire investir, voire de résidences secondaires. Qui dit raréfaction des acheteurs, dit prix qui ne montent pas, voire qui descendent. (Ça vaut aussi pour tous les actifs..dont les actions).

Je vous épargnerai un potentiel débat sur une réforme potentielle des droits de succession…Qui est directement lié aux explications ci-dessus…

Si vous avez des investissements immobiliers à faire à crédit, dépêchez-vous avant une hausse des taux.

Si vous avez un investissement immobilier à faire sans crédit, attendez un peu de voir les taux monter vous aurez un poids de négociation plus fort sur les transactions.

Concernant l’immobilier de bureaux, grosse interrogation, le secteur prend-t-il déjà en compte l’impact « télétravail » dans les prix ?
  • Le cycle économique semble changer de rythme, ce cycle aurait dû changer avant Covid, malheureusement la Covid a rebattu les cartes en mettant de l’huile sur le feu avec toutes les injections de liquidités. Un retour à la moyenne va s’opérer. Au niveau inflation, hausse des taux, valorisation des actions, prix de l’immobilier, offre et demande etc..cela risque de secouer.
  • Sous pondérer les obligations
  • Sur pondérer les actions de fonds de portefeuille à bilan solide, générant du rendement et pouvant passer la hausse des prix sur leurs clients. (pricing power)
  • La volatilité peut s’inviter dans les portefeuilles, les fondamentaux des sociétés saines resteront sains, pas d’inquiétudes si apparition de potentiels trous d’air.
  • La spéculation (action de penser que quelqu’un va vous acheter votre actif plus cher dans les années à venir, et que celui qui vous achète l’actif pense également le revendre plus cher dans les années suivantes)(crypto?) devrait ralentir avec la raréfaction du crédit (hausse des taux).
  • Le secteur des loisirs, voyages reste à la traîne vis-à-vis des différents variants, confinement, etc. Il est encore temps d’investir.
  • Le marché chinois est sous côté suite à des risques politiques (pour info l’indice chinois a fait -5.2% en 2021), pour rappel n’achetez pas la hausse, achetez la baisse. C’est contre intuitif mais approuvé ! Le danger ici est de jouer à un jeu pipé par l’état chinois…mind the gap !
  • Idem sur le marché japonais, mais non pas pour des risques politiques, nous sommes ici sur un marché qui est sur un autre point du cycle économique, qui reste intéressant.
  • Positionnez-vous sur des entreprises qui ont fait leurs preuves, l’heure va être à la consolidation des multiples start-up (celles qui vont survivre). D’ailleurs, peut-on encore les appeler des start-up ? Le digital est il encore une révolution en 2022 ?
    Les entreprises qui fonctionnent, qui sont bien structurées et qui ont de la trésorerie vont pouvoir augmenter leur croissance externe sans être parasité par des fonds qui achètent à tout-va grâce au crédit. Achetez ces sociétés qui déploieront leur trésorerie mieux que vous pour générer de la valeur ajoutée…(par exemple MMMB, Somfy, Thermador dans notre liste)

A bientôt !

RDV début juillet pour un point mi année !

Liste des valeurs actuellement suivies :

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